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lettre d'information du 15 mars 2016

      
                                                                                                                                                                            ****Préambule ****

Voilà une année qui s’est écoulée, sur laquelle la transition s’est bien passée avec l’ancien propriétaire. Aujourd’hui la plupart d’entre vous ont fait ma connaissance, pour les autres j’espère avoir le plaisir de vous rencontrer. Je remets en place les lettres d’information pour vous expliquer les travaux de la vigne jusqu’à la mise en bouteille, aussi vous prévenir des nouveautés, des évènements du domaine…
C’est grâce à des personnes passionnées depuis plusieurs décennies par leur métier que l’on trouve en France de merveilleux produits de grande qualité. Connu pour ses grands vins, ses fromages, ses plats régionaux,  la France beau pays pour sa gastronomie, son patrimoine, ses monuments et sa culture...Roulez un peu et déjà un autre terroir avec d’autres spécialités régionales.
Comme vous l’avez compris je suis un grand amateur de toute cette richesse, c'est pour cela que moi-même passionné par mon métier je travaille sans relâche pour réaliser des vins de grande qualité.
Situé dans le département du Gers en plein milieu de la Gascogne, connu pour ses armagnacs, floc, foie gras, magrets, confits, croustade…. Un peu moins reconnu pour ses vins mais néanmoins nous avons aussi des terroirs exceptionnels qui donnent de très grands vins. J’ai toujours voulu m’installer sur une petite structure pour pouvoir justement faire de la qualité et aujourd’hui ayant le domaine de Pouypardin, un des plus petits domaines de notre région avec environ 7 hectares de vignes, j’ai la chance de pouvoir exprimer mon métier avec passion et avec les meilleures dispositions pour faire de grands vins.

 


    

                                                                                                                                                                  ****lettre d’information****

Revenons un peu sur l’année 2015
Comme vous le savez je suis le nouveau maitre des lieux depuis février, cela fait donc déjà un an, et la priorité a été de m’occuper des vignes et du vin en cours d’élevage.  L’année est vite passée avec des journées bien remplies, entre le travail des vignes, le travail au chai, la vinification, le suivi des barriques  d’élevage, les mises en bouteilles et le conditionnement, l’accueil des clients, la commercialisation et toute la partie administrative …..
Nous avons élaboré de nouveaux produits pour élargir notre gamme de vin et pour satisfaire une plus large clientèle tout en gardant et respectant notre philosophie de vins traditionnels.
 Nous avons  sorti le nouveau vin rosé: le Rosé des Vents donc je vous conseille vivement de déguster ce vin fruité, bien équilibré et structuré.


Et voilà le temps des vendanges 2015 mes premières!!!!!
Avec l’aide des vendangeurs  nous avons ramassé la totalité du vignoble, celles-ci se sont bien passées avec un temps magnifique suivi d’un repas qui fût convivial  et festif ….

Nous avons mis en place des portes ouvertes qui auront lieu chaque année le dernier week-end de novembre, ces journées ont pour but de découvrir et apprécier le cadre exceptionnel du domaine de Pouypardin avec visite guidée et commentée du chai, promenade dans le vignoble et dégustation des vins du domaine avec un buffet gratuit. A l’issu de ces journées portes ouvertes nous avons réalisé le tirage au sort qui a permis à Monsieur et Madame Poulain de gagner un coffret de 3 bouteilles.Nous avons aussi élaboré un nouveau vin rouge « le Béguin » qui sera  mis en bouteille début printemps, un vin plus fruité, plus fin ….
Et sortira aussi le nouveau moelleux « l’éclat », une exclusivité au domaine, qui sera j’espère un grand succès auprès de vous!!
Dans la lignée du vin moelleux nous avons fait une première expérience de passerillage  hors souche (unique dans la région) qui consiste à laisser le raisin dans des cagettes ventilées au vent et au soleil pendant plusieurs semaines de manière que le raisin se déshydrate complètement pour en garder que le sucre. Pressé  le 26 décembre 2015 et actuellement en fermentation  «les secrets d’Aléssia » sera une série très limitée et exclusive avec environ 300 bouteilles. La suite au prochain épisode…
Pour la sortie  des premiers vins, un week-end découverte se déroulera le dernier week-end d’avril.

Les travaux actuels au domaine
A la vigne : pendant la période hivernale nous effectuons tous les travaux de la taille, l’entretien du palissage (tendre les fils, changer les piquets cassés)
La taille : il est possible de tailler pendant toute la période du repos de la végétation, de novembre à mars toutefois une taille tardive retarde le débourrement, ce qui peut parfois éviter des gelées printanières. D’où le dicton taille tôt taille tard rien ne vaut la taille de mars. La taille a pour objet de donner au cep une forme qui convient au climat et qui facilite les travaux, d’assurer pour une longue période une production régulière et de qualité. Nous déterminons aussi notre rendement souhaité.
Plusieurs type de taille existe, au domaine c’est celle qui est appelée guyot simple que je pratique, elle consiste à laisser une flèche qui portera les fruits et un courson qui sert à avoir du bois pour l’année suivante.
Sur une surface de 6hectares ce n’est pas moins de 30000 pieds à tailler et à raison de 3 à 4 coups de sécateurs soit environ 120000 coups de sécateurs pendant la saison. En parallèle, à chaque fois qu’un carreau de vigne est taillé nous révisons le palissage pour pouvoir lier. Le liage consiste à attacher la flèche sur le premier fil appelé fil porteur.
Au chai : une fois les vinifications finies, vient le temps aux vins d’être élevés pour qu’il puisse s’assouplir et se bonifier. J’ai mis le vin rouge en barrique, celui-ci restera entre 12 et 24 mois en fonction des vins qu’on souhaite obtenir.
 
À bientôt

 


PS : à chaque fois qu’un événement aura lieu au domaine je donnerai les détails (date, horaire, etc…) sur la page d’accueil du site www.pouypardin-vin-gers.com c’est pour cela que je vous invite à consulter le site régulièrement merci.


Rédigé le  15 mars 2016 9:00  -  Lien permanent
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Lettre d'information du 29 novembre 2013

notamment en matière de consommation d’alcool, ce qui se conçoit aisément dès lors qu’il s’agit d’alcools forts et / ou de conduire, mais beaucoup moins tout de même pour la dégustation modérée de bon vin à l’arrêt.Alors imaginez une publicité qui (exaltant par surcroît les « vertus françaises » !), vanterait le vin comme apportant force, courage, gaieté, longévité, performance, et proclamerait tout de go « Pour arriver premier je bois du vin »… ! ….Cette publicité la voici : photographie d’un véhicule de la caravane du Tour de France, il y a  …. quelque années tout de même !Saisissant non ?   Attention aux délais de livraison !Une fois n’est pas coutume : un petit mot à tonalité commerciale, à seule fin d’attirer votre attention sur la proximité des fêtes de fin d’année : trois semaines seulement nous séparent de Noël.N’hésitez donc pas à vous rapprocher du Domaine sans tarder si une expédition vous est nécessaire afin que vous soyez certain de recevoir votre colis à temps ! La bouffonnerie de saison : encore de savoureuses âneries à apprécier à leur juste valeur… Décidément nous ne nous doutions pas (enfin si, un peu quand même…) en créant cette rubrique qu’elle serait aussi bien alimentée par l’actualité ! Quelques bouffonneries donc à redresser impérativement bien que parfois plus farfelues que volontairement mystificatrices. « La vigne doit souffrir …  » Ainsi s’exprime, en visite au château Cheval Blanc, Charles Berling, comédien bien connu (voir le Nouvel Obs. du 8 juin dernier).Evidemment ce comédien (excellent par ailleurs) répète involontairement ce qu’un tiers lui a dit (ou plus probablement « soufflé »…) mais que l’on entend tout de même assez souvent : la vigne devrait donc «souffrir». Ah bon …?!... Nous ne nous étendrons pas vous l’avez compris sur l’évidente incapacité des tenants de la formule à convertir leur pseudo pensée en langage intelligible. Sans doute le propos serait-il à ranger au rayon des maximes à trois sous, ou pourrait-il rallier celles des maximes deLa Rochefoucauld, qui peuvent gaiement se lire aussi bien de gauche à droite que de droite à gauche.Nous nous étendrons moins encore sur l’aspect insidieusement racoleur, quand ce n’est subtilement rédempteur du propos, qui non content d’assimiler souffrance (prétendue) de la plante et qualité du vin, pire, en conditionne la seconde à la première, agressant inévitablement l’esprit sain et laïc de qui vous savez. Mais trêves de bavardages : face aux phraseurs de tout poil, la vérité est, comme souvent, infiniment plus simple, et surtout plus directe !Un certain nombre de conditions de culture favorisent le bon vin, au nombre desquelles nous pouvons citer :- le choix d’un sol naturellement bien drainé : si à l’inverse la vigne a les pieds dans l’eau, elle vous donnera surtout…. de l’eau !- une plantation et un début de croissance respectueux du développement du système racinaire : les premières années, la vigne doit fabriquer des racines et non pas des feuilles en pagaille,- le refus des engrais azotés de type productiviste, générateurs d’une vigueur aérienne contre productive,- la renonciation par l’homme de l’art à toute vendange les deux ou trois premières années qui suivent celle de la plantation, afin de ne pas vider le pied avant même qu’il ne soit prêt à produire,- des rendements mesurés enfin, tout au long du rythme de croisière de la production, qui seront gages de concentration du vin et de pérennité de la parcelle. Nulle souffrance on le voit dans tout cela mais bien la prise en compte de facteurs culturaux destinés à conduire cette œuvre humaine qu’est le vin vers un résultat de qualité qui satisfera vos papilles !  Le point sur la vigne et les vendanges 2013 Nous devons bien nous rendre à l’évidence : les travaux à la vigne furent tels depuis la dernière lettre d’info de la fin mai que le temps nous a complètement manqué pour vous adresser, comme nous l’avions pourtant projeté, le suivi régulier des stades végétatifs de la plante. Promis, juré : ce sera pour l’an prochain.Le point en revanche aujourd’hui prioritairement sur le résultat même du millésime 2013, que l’on peut maintenant véritablement jauger.En bref, l’année de culture a été caractérisée successivement par : un premier semestre froid et très arrosé, suivi de deux mois d’été très chauds, et enfin d’un début septembre pluvieux voire froid.Les conséquences de ces données climatiques ont été directes et très lisibles : la pluie et le froid au printemps ont tout à la fois ralenti la croissance de la plante et perturbé la floraison. La forte chaleur de l’été ensuite, en limitant la circulation de la sève, a contribué à retarder encore la véraison (prise de couleur de la baie) avec pour conséquence que les conditions difficiles du début septembre ont affecté des raisins qui n’étaient pas, loin s’en faut, parvenus à maturité.Devenus très fragiles, les raisins ont réclamé une attention soutenue afin de bien cerner la date de récolte optimale. De même lors de la vendange proprement dite, nous avons renforcé encore la qualité de la sélection à la parcelle. Le ramassage manuel en cette année 2013 plus encore qu’à l’ordinaire se révéla fondamental. Enfin le chai a réclamé non seulement des soins attentifs mais aussi un doigté certain dans les extractions et le début de l’élevage.Au bout du compte les vins se révèlent légèrement moins concentrés, mais d’une structure saine et d’une netteté aromatique prometteuse. Seul le volume global s’avère en léger retrait, mais vous savez qu’ici, à Pouypardin, il s’agit d’une question anecdotique.La conclusion globale peut être étendue à la grande majorité des régions cette année :  en raison d’une année climatique toujours complexe, parfois même quelque peu casse-tête, la qualité du millésime 2013 sera plus encore qu’à l’ordinaire issue des soins consacrés par le vigneron à la culture, au ramassage et à la vinification. Une bonne nouvelle donc pour tous les artisans soigneux et, surtout, pour leurs dégustateurs ! Questions  / réponses Comme à chaque reprise, cette lettre est aussi l’occasion de répondre aux questions que vous pouvez vous poser aussi bien sur la vigne que sur le chai ou sur les vins. Les questions topiques font l’objet d’une réponse personnelle, cependant que les questions d’intérêt général sont publiées (l’anonymat de l’auteur de la question étant préservé) avec leurs réponses.Parmi les questions reçues assez récemment, nous avons sélectionné les sujets suivants. Question de Madame R. (Pas de Calais) : « Est-il exact que certains vins sont trafiqués. Mon mari refuse de boire du beaujolais et déclare que ce n’est que de la chimie. Quel est votre avis ? »Il serait dommage que votre mari se tienne à cette image négative des vins du Beaujolais, qui n’ont pas loin s’en faut la palme des vins « trafiqués » (je vous cite), à supposer d’ailleurs que cette palme existe. Cela dit, il faut connaître, pour mieux les juger et les apprécier, deux des caractéristiques fondamentales du Beaujolais. Tout d’abord, les Beaujolais sont élaborés à partir du cépage Gamay dont l’un des arômes typiques (bonbon anglais) a probablement joué un rôle non négligeable dans la perception « chimique » de votre mari, et ce d’autant plus que certaines cuvées, notamment en primeur tentent de renforcer cette typicité, qui ne s’accorde pas toujours si mal d’ailleurs avec le retour de certains plats roboratifs et des frimas. Ensuite, et surtout, la gamme des vins du Beaujolais est vaste. Au-delà des beaujolais génériques et villages, les crus (au nombre de dix) proposent des vins superbes. Faites déguster à votre époux un Moulin-à-vent ou un Morgon, pour ne citer que ces deux-là, et je serais étonné s’il ne tempère pas sa première impression. Question de Monsieur V. (Agen) : « avez-vous été grêlé cet été et êtes-vous assuré ? »Nous avons la chance de ne pas nous situer (pour l’instant …) sur un couloir à grêle et n’avons pas été touchés. Cela dit, et comme la majorité des vignerons propriétai...
Rédigé le  30 nov. 2013 16:49  -  Lien permanent
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Lettre d'information du 25 mai 2013

Vous avez raison !  Taille et travaux d’hiver terminés, végétation démarrée, tout reste néanmoins à faire, et parler de la qualité du millésime à venir n’a donc pas le moindre sens.Le Château de Pouypardin le 17 avril 2013,  vue de l'ouestMalheureusement (ou plutôt « unfortunately » qui serait plus juste mais dont il n’existe pas de traduction littérale à part « infortuné - ment »… hem…), ...« infortunément » donc,  il y aura toujours un quarteron de bouffons prêt à vendre du bla-bla, du papier, en spéculant sur l’ignorance supposée du consommateur : pourvu que ça ait l’air vrai, que ça sonne bien et l’affaire est dans le sac !Lisez à cet effet notre article en forme de polémique sur les vins « faciles à boire », les « vins non filtrés » et autres âneries saisonnières.Pour le vin comme en toutes choses, une seule leçon à retenir : il n’est pas vrai que le savoir serait propriété exclusive de quelques uns : votre opinion ne dépend que de vous. A l’heure du choix, exigez du concret et des thèses rationnelles. Votre plaisir de dégustation sera d’autant plus grand que vous aurez au préalable raisonné votre choix. La polémique du mois : vins non filtrés, vins naturels, vins pré phylloxériques : comment se rendre intéressant à peu de frais ou …..les sornettes au service de Guignol !Le point sur quelques âneries soigneusement élaborées et complaisamment relayées par la fameuse compagnie des bouffons. Lorsque vous entendrez un propos ou commentaire ressemblant de près ou de loin à l’une des expressions qui suivent,  prudence (!), le guignol rôde, et l’arnaque n’est jamais loin….Revue de détail donc en forme de (petit) dictionnaire : à lire en se gaussant car il faut vraiment en rire .... Et à compléter : aujourd’hui encore au journal télévisé, intervention d’un caviste sommelier (prononcez : « saumeullié-kawisst ») qui explique qu’à la vigne le sol doit absolument être travaillé (le pauvre garçon......). Une ânerie de plus que nous traiterons ultérieurement mais qui nous rassure à point nommé : pendant les travaux ….. le spectacle continue…… !Revue de détail disions nous :« Vin facile à boire »Expression qui désigne en général un vin difficile .... à vendre. Prononcée donc le plus souvent par ..... le producteur lui-même, cette véritable tarte à la crème de la viticulture contemporaine est censée définir un produit dans l’air du temps, lénifiant et fluide, qui ne vous fatiguera pas, par opposition au vin (évidemment) compliqué vendu par le voisin. Un vin « facile à boire » doit être acheté impérativement sans se poser la moindre question. Vous savez donc ce qui vous attend ! « Vin naturel »Par opposition aux autres producteurs (dont le vin obtenu à l’issue d’un nombre d’opérations évidemment suspectes est donc inévitablement trafiqué), le producteur d’un vin naturel est un citoyen du monde.Toujours en parfaite symbiose avec la nature, ce bienfaiteur du genre humain se limite à accompagner une nature généreuse et vous présente, avec la sérénité modeste mais satisfaite de celui qui sait, un breuvage millénaire sans aucun artifice, comme Adam déjà en préparait pour Eve (la suite on la connaît).Fin du spot bonimenteur et retour sur terre : la nature ne sait faire que du vinaigre, et par surcroît ce vinaigre se révèle de piètre qualité (bien loin donc de Modène) …..Le vin est œuvre humaine, et parler de vin « naturel » n’a donc aucun sens. Un mot tout de même pour insister sur le scandale véritable que représente l’usage de plus en plus systématique de ce terme, usurpé dans le but délibéré d’abuser le consommateur. « Vin non filtré »Toujours dans le même registre, toujours par opposition aux affreux manipulateurs, mais un peu plus élaboré (à défaut d’être plus finaud), voici maintenant le vigneron qui respecte le produit (lui) et ne le filtre donc pas car (explique-t-il) filtrer « appauvrit » le vin.L’argument porte un instant car il semble sauter aux yeux qu’un filtre va retenir une part des composants et donc, ajoute-t-il, dénaturer le produit. Et pour preuve, (ou excuse), en voilà qui servent d’étonnantes mixtures, tantôt voilées, tantôt troubles, ou alors affublées d’un dépôt qui, à la bonne heure, démontre bien (à l’incrédule que vous êtes) à quel point son produit est naturel (encore). Quel fatras que ces boniments ! Essayons d’y boire un peu plus clair :- à l’issue des fermentations, le vin comporte en suspension (effective ou en puissance), toute une série d’éléments qu’il appartient au vinificateur d’éliminer pour l’excellente raison qu’ils nuisent à l’œil et à la dégustation : il n’est pas vrai (bien que tel soit le présupposé fallacieux du charlatan lambda) qu’une couleur ou un arôme serait mieux apprécié trouble que limpide, ni que le goût du terroir ou du cépage gagnerait à s’accommoder de tous les petits corps en suspension, lies de levure, morceaux de feuilles, fragment de peaux de raisins, quand ce n’est du résultat d’un accident pur et simple de vinification ou de conservation. En résumé le vin qui vous est proposé doit être limpide et le rester.- au chai le professionnel doit distinguer la clarification et la stabilisation. La clarification d’un vin le conduit à la limpidité, puis la stabilisation au maintien de cette limpidité. Les moyens d’y parvenir sont multiples : selon les opérations à effectuer (élimination d’un trouble effectif ou prévention d’un risque), selon le type de vin (couleur, concentration, durée d’élevage, potentiel de garde, etc.…), la clarification et la stabilisation peuvent s’obtenir selon divers procédés : la filtration est tout simplement l’un d’entre eux.- pour certaines opérations (mais certaines seulement) la clarification peut être obtenue pas d’autres procédés. On songe par exemple à la sédimentation qui permet dans certains cas d’éliminer une part du trouble. Le fait même qu’existent pour un même problème des solutions diverses dit assez à quel point d’ailleurs brandir le non-usage de la filtration au titre d’argument pseudo qualitatif devient fallacieux. Que dirions-nous de l’écrivain qui vanterait son livre parce qu’écrit au stylo bleu plutôt que noir ?- l’argutie d’une non filtration est d’autant plus dépourvue de signification technique que, contrairement à la thèse simpliste effrontément propagée par d’aussi piteux détracteurs, une filtration bien conduite n’appauvrit pas le vin. C’est à la condition de respecter les règles de la filtration, de ne pas demander à la filtration ce qu’elle ne peut pas fournir et surtout de travailler avec grand soin, c'est-à-dire, notamment à la fois très lentement et dans la plus grande propreté. Les conditions d’une bonne filtration sont d’ailleurs à ce point astreignantes qu’un esprit mal tourné dirait que critiquer la filtration permet surtout de s’en éviter le travail….- en résumé vous devez exiger un vin limpide, voire brillant, et pour le reste ne l’adopter que s’il vous plait. La question de la filtration est théorique et sans autre intérêt pour vous que technique.- et le dépôt ? : vaste sujet dont nous ne dirons qu’un mot et reporterons l’étude plus détaillée à une prochaine lettre d’info. Le dépôt au fond de la bouteille (nous ne parlons pas d’un trouble, ni d’un voile, ni de particules en suspension qui sont le résultat d’un accident de vinification ou de conservation) est en immense majorité composé de tartre auquel s’ajoutent avec le temps des tanins et des pigments colorants (anthocyanes). Bien qu’il soit diversement perçu par le consommateur dont l’œil et l’appréciation subjective sont influencés par nombre de paramètres (origine, style, âge, couleur du vin, etc…), le tartre qui reste au fond de la bouteille est sans aucune influence sur la dégustation. L’apparition du tartre (sa précipitation) correspond au franchissement du seuil de saturation, lequel varie pendant toute l’évolution du vin : le tartre est en solution, puis un jour précipite. Sauf à effectuer avant mise en bouteille une précipitation tartrique préventive qui abaisse le seuil de saturation (no...
Rédigé le  30 mai 2013 11:16  -  Lien permanent
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LE DOMAINE DE POUYPARDIN EN BREF

 


Des fruits mûrs, en petit rendement et cueillis à la main pour l'expression du terroir. 


Le Château de POUYPARDIN domine, sur 7 hectares, un terroir d'exception, chaud, pierreux, intense, en pente douce vers le sud-ouest.


Parce qu'il n'existe pas de Grand Vin sans Grand Raisin, nous apportons tout notre soin à l'obtention d'un raisin de qualité irréprochable. Nos vignes et raisins sont cultivés en petits rendements et  atteignent leur idéale maturité.


Les vendanges, soigneuses et traditionnelles, demeurent entièrement manuelles : les grappes et raisins sont triés à la parcelle même, et les fruits intacts, récoltés en cagettes ventilées de faible hauteur, rejoignent le chai dans des conditions optimales.


Egrappés, puis légèrement foulés, les raisins sont ensuite encuvés, sans pompage, par simple gravité. 


Des fermentations douces et des cuvées élevées au Domaine pour un vin de haute lignée. 


Toutes les étapes de la vinification interviennent en unités et chais thermo-régulés, et sous surveillance électronique permanente.


Maîtrise des fermentations, douceur dans l'accomplissement des extractions, préservation des couleurs et des arômes,  parachèvement de la structure et du soyeux des tanins, tout conduit à la mise en œuvre d'un vin de Grande Origine.


Le respect du temps est notre souci constant.


Ainsi, après achèvement des fermentations, tous nos vins sontélevés, tantôt en cuve inox de 6 à 12 mois, tantôt en barriques de chêne de 12 à 24 mois, puis mis en bouteilles à la propriété par nos soins.


 


 

Rédigé le  1 jan. 2013 11:11  -  Lien permanent
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Lettre d'information du Domaine de Pouypardin du 1er décembre 2012

 Car s’il est vrai que la rigueur de l’élaboration répond aussi au plaisir de la dégustation, il reste que cette coexistence apparente n'est que partielle.Si la passion motive, la raison prime en effet à l’heure des travaux et, fort heureusement, la fable complaisamment rebattue d'un "breuvage magique" né d’une "alchimie mystérieuse" a maintenant vécu.La nature est ainsi faite que le vin y est œuvre humaine (le vin « naturel » n’existe pas...), et l’homme improprement dit "de l’art" (!) n’est donc pas plus artiste que le vin n’est miracle.En revanche, et pleinement convaincu que le Vin sera son ouvrage, le vigneron est artisan, façonnier, technicien, ce qui ne l'empêche pas de garder une juste place pour l'esthétique, mais en de sages proportions. L'image reste donc lumineuse, mais l’éclairage n’en est pas superflu.Aussi nous a-t-il paru opportun d’éditer une lettre périodique, salut amical et outil d’information, pour nos amis et clients aussi bien qu’à destination de tous les passionnés du Vin, et ils sont nombreux.A tous ceux qui sur nos ondes apprécient un langage direct, nous donnons donc maintenant rendez-vous : qu’on se le dise !   Le château de Pouypardin vu de l'est Actualités Noël n'est plus qu'à quelques encâblures et le moment approche de préparer les agapes.N’hésitez pas à commander et à nous consulter afin d’être certains d’être livrés en temps et en heure.Que nos vœux d’ores et déjà vous accompagnent vers une fin d’année joyeuse et chaleureuse ! A noter : à l'occasion des fêtes de Noël et de Nouvel An, une réduction de 5%  vous est proposée :Tapez le code   5FIDNOEL12 Les Vins du Domaine : le point sur la gamme Tous nos vins sont évidemment produits en petits rendements et pour l’essentiel en mono-cépage.Triés et ramassés à la main, stockés et transportés en cagettes ventilées avec le plus grand soin, nos raisins sont ensuite encuvés par simple gravité sans le moindre pompage.Parce que nous entendons exprimer notre terroir et nos cépages sans artifice, nous refusons toutes les pratiques qui modifient voire dénaturent la vendange. En particulier, nous excluons absolument toute aromatisation du vin (et refusons notamment l’emploi des copeaux de bois, aujourd’hui dramatiquement banalisés dans nombre d’exploitations françaises). Nous nous refusons également à chaptaliser le vin, à l'enrichir, ou à l'édulcorer. Il s’agit à Pouypardin d'engagements fermes qui sont pour nous tout à fait essentiels : un vin qui perd son authenticité perd du même coup son âme et donc à nos yeux tout intérêt.Extraits en cuvaison longue, puis élevés généralement de 18 à 24 mois jusqu’à atteindre leur stade optimal,  les vins issus du travail de chai bénéficient d’une remarquable expression du terroir.Pour plus de clarté à destination de nos amis, en particulier internautes, et afin de faciliter leur choix, nous avons décidé de subdiviser notre gamme de vins rouges en trois catégories (entre parenthèses les cépages mis en œuvre) :- Catégorie A : Elégance et finesse aromatique : priorité à l’élégance : vins rouges à profil aromatique ou variétal, dont l’agrément majeur est lié aux arômes variétaux et aux parfums des cépages mis en oeuvre : Podio Pardino (cot) , Lionceaux (fer servadou majoritaire et cot), Euphorisant Béguin (syrah).- Catégorie B : Puissance et structure : priorité à la puissance : vins rouges de structure étoffée, dont la dégustation est axée prioritairement sur la puissance et le corps : Montée de Pouypardin (merlot), Terreforts (merlot).- Catégorie C : Grand caractère : priorité à la puissance certes mais aussi au style : vins rouges de grand caractère, dont les qualités de structure s’allient de surcroît à une dominante de style, liée au cépage, au terroir et à l'élevage  : Geraldus (syrah), Jardins de Mégara (merlot).    Merlots 2012 avant l'encuvage  Sauvignons et sémillons avant encuvage    Les critères ayant conduit à la naissance de ces trois familles n’ont pas été si simples à sélectionner, puisque certains vins pourraient très bien entrer dans plus d’une catégorie.Ainsi pour exemple du Geraldus (catégories B et C) ou du Terreforts (B et C également).Par ailleurs certains critères que remplissent tous nos vins ne nous ont pas aidés à les départager. Ainsi de l’expression du terroir, de la rondeur ou de la longueur en bouche qui ne conduiraient qu’à une seule grande famille, celle du Domaine !C’est dire que ces répartitions seront susceptibles d’évoluer, mais vous l’avez compris par petites touches, motivées évidemment et qui vous seront toujours détaillées.    Les nouveautés du Domaine en  2012  Outre les nouveaux millésimes des vins bien connus (voir notre prochaine chronique sur les Millésimes et ce qu’il faut en penser), le Domaine a vu l’arrivée cette année de plusieurs nouveautés d’importance. Geraldus 2009  Issu de Syrah à 100%, planté sur un tertre très caillouteux, ce vin est issu d’un rendement de 25 hectolitres par hectare qui lui garantit une expression du terroir et du cépage sans reproches.Un élevage de 18 mois en barriques (aucune barrique neuve) lui a permis de développer une gamme aromatique qui s’accorde idéalement avec sa puissance et le fait parvenir à son style remarquable, lui faisant du même coup mériter son classement en famille C.  Euphorisant Béguin 2010Dernière nouveauté en date (sortie en décembre 2012 !) l’Euphorisant Béguin est un peu l’enfant chéri de l’année.Elevé 18 mois en barriques (aucune barrique neuve), l’Euphorisant Béguin met en avant le potentiel de son cépage Syrah (100%) pour en exprimer toutes les vertus aromatiques, mais assorties d’une puissance plus modérée que son grand frère Geraldus.Nouveauté également dans la présentation puisque, outre le traditionnel carton de 6 bouteilles, le flacon est dorénavant aussi présenté à l’unité dans un coffret carton blanc du plus bel effet et ce qui ne gâche rien assorti d’une notice, à lire impérativement bien entendu ! Escarbille 2011 Tous nos clients et amis apprécient de longue date nos vins mousseux depuis le premier millésime proposé dans cette catégorie (en 2004 déjà pour le Chimère rosé). Aujourd’hui c’est le vin blanc qui a les honneurs de la prise de mousse pour un assemblage sauvignon et sémillon du plus bel effet. Spécificité : le vin tranquille avant la prise de mousse à été préalablement élevé en barriques 6 mois (aucune barrique neuve) et la rondeur issue de l’élevage sur lies s’accorde avec beaucoup d’élégance à la finesse et à la fraîcheur de l’ensemble. A découvrir en cette période de fête, avec modération bien sûr mais sans ménagement !   Présentation personnaliséePour répondre à une demande fréquente, nous proposons dès cette année 2012, la possibilité de personnaliser les étiquettes de la plupart de nos vins par l’adjonction sous l’étiquette principale d’un bandeau, dont le texte est au choix du client, de manière à fêter mieux encore un événement marquant, anniversaire, mariage, baptême ou toute autre occasion digne d’une belle dégustation.Fait notable, ce service est disponible dès 18 bouteilles et son coût très largement raisonnable : 0,50 € par bouteille, de 18 bouteilles à 54 bouteilles, et offert dès 60 bouteilles.Elément remarquable également, l’impression est assurée, et avec célérité (une quinzaine de jours environ) par notre imprimeur, ce qui vous garantit une présentation irréprochable et parfaitement accordée à l’étiquette principale. Conseils de dégustationPour répondre à une demande générale, nous avons inclus dans la lettre d'information du domaine une rubrique liée à l’achat ou à la dégustation des vins de même qu’à tous les conseils et suggestions qui y sont liés.En bons oenophiles, nombre d’entre vous y trouveront confirmation de ce qu’ils savaient déjà, et saisiront l’occasion d’un détail ou d’une astuce pour parfaire leur dégustation. Bientôt donc ce qu’il faut penser, pour exemple, des millésimes, des foires aux vins ou des styles de vins. Aujourd’hui : le verre, sa forme, sa teinte, son usage. Quelques principes...
Rédigé le  1 jan. 2013 11:09  -  Lien permanent
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Lettre d'information du Domaine de Pouypardin du 15 juin 2012


 


Un caractère typique de son origine ensuite : seule la manifestation des origines du terroir, exprimé par son cépage, marque la typicité d’un grand vin, et ceci induit aussitôt deux exigences majeures : concentration par un rendement mesuré et refus de toute aromatisation.


Expression du terroir, mesure, et respect du vin : authenticité disions-nous ? …. nous y sommes !




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CHATEAU OUEST


Fin octobre 2011 : les vendanges se terminent, les vignes roussissent….


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Authenticité ou naturel …  ?


Vin authentique ou vin naturel, vaste débat dirons les uns, similitude dirons les autres, …… et si la réponse était infiniment plus simple ?


Autant vous le dire de suite, Dame Nature, pour une fois n’est pas si bien faite : laissez faire la vigne et vous n’aurez pas le moindre raisin consommable. Explication : hors même les maladies, la vigne à l’état « naturel » produit d’immenses rameaux (20 m et plus !) et quantités de grappes sans jus ni vertu !


Pour y remédier, taillez et entretenez la plantation l’année durant : mais du raisin ainsi obtenu, la nature, toujours elle, ne sait faire que … du vinaigre.


Le vin est donc une invention humaine, ce qui n’est pas vraiment un scoop…


Tout de même, en découle une évidence  : parler de « vin naturel » n’a rigoureusement aucun sens…


Restent l’authenticité et l’expression du terroir, ce qui n’est déjà pas si mal...



 

Les mots qui désolent...


On vous parlera du « vin bio » la prochaine fois.


Sachez tout de même que « bio » ne veut pas dire « naturel » mais seulement qu’il est produit selon un certain cahier des charges.


On vous parlera donc dudit cahier ...(bof…)




A ne pas manquer...


Comme le vin, les mots ne sont rien sans qui les déguste…...


Tout l’été, le Domaine offre à chaque client un classique de la littérature : pour le plaisir, pour tous les goûts, pour tous les vins…...


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CHATEAU DE POUYPARDIN — Grazimis — 32100 CONDOM


Tél. 05 62 68 34 77 — fax 05 62 28 27 18 — site www.pouypardin-vin-gers.com


Les opinions exprimées n’engagent que leur auteur 



 


Rédigé le  1 jan. 2013 11:07  -  Lien permanent
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