Lettre d'information du 29 novembre 2013

notamment en matière de consommation d’alcool, ce qui se conçoit aisément dès lors qu’il s’agit d’alcools forts et / ou de conduire, mais beaucoup moins tout de même pour la dégustation modérée de bon vin à l’arrêt.Alors imaginez une publicité qui (exaltant par surcroît les « vertus françaises » !), vanterait le vin comme apportant force, courage, gaieté, longévité, performance, et proclamerait tout de go « Pour arriver premier je bois du vin »… ! ….Cette publicité la voici : photographie d’un véhicule de la caravane du Tour de France, il y a  …. quelque années tout de même !Saisissant non ?   Attention aux délais de livraison !Une fois n’est pas coutume : un petit mot à tonalité commerciale, à seule fin d’attirer votre attention sur la proximité des fêtes de fin d’année : trois semaines seulement nous séparent de Noël.N’hésitez donc pas à vous rapprocher du Domaine sans tarder si une expédition vous est nécessaire afin que vous soyez certain de recevoir votre colis à temps ! La bouffonnerie de saison : encore de savoureuses âneries à apprécier à leur juste valeur… Décidément nous ne nous doutions pas (enfin si, un peu quand même…) en créant cette rubrique qu’elle serait aussi bien alimentée par l’actualité ! Quelques bouffonneries donc à redresser impérativement bien que parfois plus farfelues que volontairement mystificatrices. « La vigne doit souffrir …  » Ainsi s’exprime, en visite au château Cheval Blanc, Charles Berling, comédien bien connu (voir le Nouvel Obs. du 8 juin dernier).Evidemment ce comédien (excellent par ailleurs) répète involontairement ce qu’un tiers lui a dit (ou plus probablement « soufflé »…) mais que l’on entend tout de même assez souvent : la vigne devrait donc «souffrir». Ah bon …?!... Nous ne nous étendrons pas vous l’avez compris sur l’évidente incapacité des tenants de la formule à convertir leur pseudo pensée en langage intelligible. Sans doute le propos serait-il à ranger au rayon des maximes à trois sous, ou pourrait-il rallier celles des maximes deLa Rochefoucauld, qui peuvent gaiement se lire aussi bien de gauche à droite que de droite à gauche.Nous nous étendrons moins encore sur l’aspect insidieusement racoleur, quand ce n’est subtilement rédempteur du propos, qui non content d’assimiler souffrance (prétendue) de la plante et qualité du vin, pire, en conditionne la seconde à la première, agressant inévitablement l’esprit sain et laïc de qui vous savez. Mais trêves de bavardages : face aux phraseurs de tout poil, la vérité est, comme souvent, infiniment plus simple, et surtout plus directe !Un certain nombre de conditions de culture favorisent le bon vin, au nombre desquelles nous pouvons citer :- le choix d’un sol naturellement bien drainé : si à l’inverse la vigne a les pieds dans l’eau, elle vous donnera surtout…. de l’eau !- une plantation et un début de croissance respectueux du développement du système racinaire : les premières années, la vigne doit fabriquer des racines et non pas des feuilles en pagaille,- le refus des engrais azotés de type productiviste, générateurs d’une vigueur aérienne contre productive,- la renonciation par l’homme de l’art à toute vendange les deux ou trois premières années qui suivent celle de la plantation, afin de ne pas vider le pied avant même qu’il ne soit prêt à produire,- des rendements mesurés enfin, tout au long du rythme de croisière de la production, qui seront gages de concentration du vin et de pérennité de la parcelle. Nulle souffrance on le voit dans tout cela mais bien la prise en compte de facteurs culturaux destinés à conduire cette œuvre humaine qu’est le vin vers un résultat de qualité qui satisfera vos papilles !  Le point sur la vigne et les vendanges 2013 Nous devons bien nous rendre à l’évidence : les travaux à la vigne furent tels depuis la dernière lettre d’info de la fin mai que le temps nous a complètement manqué pour vous adresser, comme nous l’avions pourtant projeté, le suivi régulier des stades végétatifs de la plante. Promis, juré : ce sera pour l’an prochain.Le point en revanche aujourd’hui prioritairement sur le résultat même du millésime 2013, que l’on peut maintenant véritablement jauger.En bref, l’année de culture a été caractérisée successivement par : un premier semestre froid et très arrosé, suivi de deux mois d’été très chauds, et enfin d’un début septembre pluvieux voire froid.Les conséquences de ces données climatiques ont été directes et très lisibles : la pluie et le froid au printemps ont tout à la fois ralenti la croissance de la plante et perturbé la floraison. La forte chaleur de l’été ensuite, en limitant la circulation de la sève, a contribué à retarder encore la véraison (prise de couleur de la baie) avec pour conséquence que les conditions difficiles du début septembre ont affecté des raisins qui n’étaient pas, loin s’en faut, parvenus à maturité.Devenus très fragiles, les raisins ont réclamé une attention soutenue afin de bien cerner la date de récolte optimale. De même lors de la vendange proprement dite, nous avons renforcé encore la qualité de la sélection à la parcelle. Le ramassage manuel en cette année 2013 plus encore qu’à l’ordinaire se révéla fondamental. Enfin le chai a réclamé non seulement des soins attentifs mais aussi un doigté certain dans les extractions et le début de l’élevage.Au bout du compte les vins se révèlent légèrement moins concentrés, mais d’une structure saine et d’une netteté aromatique prometteuse. Seul le volume global s’avère en léger retrait, mais vous savez qu’ici, à Pouypardin, il s’agit d’une question anecdotique.La conclusion globale peut être étendue à la grande majorité des régions cette année :  en raison d’une année climatique toujours complexe, parfois même quelque peu casse-tête, la qualité du millésime 2013 sera plus encore qu’à l’ordinaire issue des soins consacrés par le vigneron à la culture, au ramassage et à la vinification. Une bonne nouvelle donc pour tous les artisans soigneux et, surtout, pour leurs dégustateurs ! Questions  / réponses Comme à chaque reprise, cette lettre est aussi l’occasion de répondre aux questions que vous pouvez vous poser aussi bien sur la vigne que sur le chai ou sur les vins. Les questions topiques font l’objet d’une réponse personnelle, cependant que les questions d’intérêt général sont publiées (l’anonymat de l’auteur de la question étant préservé) avec leurs réponses.Parmi les questions reçues assez récemment, nous avons sélectionné les sujets suivants. Question de Madame R. (Pas de Calais) : « Est-il exact que certains vins sont trafiqués. Mon mari refuse de boire du beaujolais et déclare que ce n’est que de la chimie. Quel est votre avis ? »Il serait dommage que votre mari se tienne à cette image négative des vins du Beaujolais, qui n’ont pas loin s’en faut la palme des vins « trafiqués » (je vous cite), à supposer d’ailleurs que cette palme existe. Cela dit, il faut connaître, pour mieux les juger et les apprécier, deux des caractéristiques fondamentales du Beaujolais. Tout d’abord, les Beaujolais sont élaborés à partir du cépage Gamay dont l’un des arômes typiques (bonbon anglais) a probablement joué un rôle non négligeable dans la perception « chimique » de votre mari, et ce d’autant plus que certaines cuvées, notamment en primeur tentent de renforcer cette typicité, qui ne s’accorde pas toujours si mal d’ailleurs avec le retour de certains plats roboratifs et des frimas. Ensuite, et surtout, la gamme des vins du Beaujolais est vaste. Au-delà des beaujolais génériques et villages, les crus (au nombre de dix) proposent des vins superbes. Faites déguster à votre époux un Moulin-à-vent ou un Morgon, pour ne citer que ces deux-là, et je serais étonné s’il ne tempère pas sa première impression. Question de Monsieur V. (Agen) : « avez-vous été grêlé cet été et êtes-vous assuré ? »Nous avons la chance de ne pas nous situer (pour l’instant …) sur un couloir à grêle et n’avons pas été touchés. Cela dit, et comme la majorité des vignerons propriétai...
Rédigé le  30 nov. 2013 16:49  -  Lien permanent

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